Rejoignez-nous !

Sport de Combat

Boxe: Souleymane Cissokho en route vers un titre mondial?

Souleymane Cissokho

Le boxeur français Souleymane Cissokho s’entraîne en Californie avant une grande soirée de boxe à Arlington, au Texas, où il affrontera le Britannique Kieron Conway.

Souleymane Cissokho espère atteindre un meilleur classement dans la catégorie des poids mi-lourds légers. Il a déclaré à l’AFP : « Je n’oublie pas que mon objectif est de devenir champion du monde. Donc j’ai besoin de boxer, d’obtenir des ceintures. C’est une exposition incroyable, devant 70.000 personnes, c’est un combat très attendu.

« J’ai un objectif, devenir champion du monde, et pour cela, il faut aller chercher les ceintures, il faut boxer », a déclaré à l’AFP le super-welter Souleymane Cissokho, qui s’apprête à franchir « une nouvelle étape » sur cette voie samedi contre l’Anglais Kieron Conway.

A LIRE: Volley-ball, l’Espérance sportive de Tunis sacrée championne d’Afrique des clubs champions

Souleymane CissokhoRencontrer le Souleymane Cissokho, pour son dernier entraînement avant de partir pour Arlington (Texas) où aura lieu le combat, c’est se retrouver dans la zone industrielle de Hayward, une ville située au sud-est de la baie de San Francisco. A la vue de ce hangar blanc parmi tant d’autres, il est difficile d’imaginer une salle à l’intérieur, jusqu’à ce que le bruit des coups de poing dans un sac de frappe et l’expiration typique du boxeur en plein effort résonnent à travers le mur.

Souleymane Cissokho va d’atelier en atelier. Un mélange de fatigue et d’excitation conclut son lundi matin. Il sait qu’il est dans la dernière ligne droite d’un rendez-vous très important.

« Il y a une ceinture intercontinentale WBA en jeu, elle vous place dans le top 15 mondial. Une fois dans ce classement, vous pouvez faire un championnat du monde. Cela peut aller très vite. Là-bas, j’aurai une exposition incroyable devant environ 70 000 personnes. Donc j’y vais à 100% », sourit cet homme élégant, sur et en dehors du ring.

Et pour cause : bloqué par des problèmes contractuels et le Covid, le champion de France 2019 n’avait pas boxé depuis 18 mois quand il a enfin pu remettre les gants le 13 mars dernier, pour battre le Mexicain Daniel Echeverria. Sa 12e victoire en autant de combats.

– Début à 14 ans –
« La pandémie n’a pas été facile, elle a entraîné l’annulation de cinq combats. Il fait également partie d’un groupe de personnes qui se battent depuis des années et qui ont eu beaucoup de succès dans la lutte contre la pandémie.

En solidarité avec « les autres boxeurs qui galèrent », il en a profité pour lancer un projet d’application, « pour qu’ils puissent bénéficier d’un petit salaire ». « Quand je viens m’entraîner ici, je paie très cher mes sparring partners. Pourquoi ne pas le faire en France ? », dit-il, en créant également ces dernières années une association, « Secteur sport éducation », pour aider les jeunes.

Souleymane Cissokho a jeté son dévolu sur la France, où il est arrivé de Dakar à l’âge de quatre ans, lorsque son père, conseiller financier, a été muté à Paris.

Il était le capitaine de la « solide équipe » qui a défendu les chances de la France aux JO de Rio en 2016, remportant une médaille de bronze. La conclusion de cette « incroyable » aventure collective était aussi celle d’une première phase en boxe, un sport commencé « tardivement » à 14 ans.

« Ça me changeait du football, j’ai tout de suite accroché. Je me suis rapidement entraîné très dur, j’allais courir tard le soir, je faisais de la corde dans ma cave. Quand je fais quelque chose, je le fais à fond. Et ce travail a payé : un an et demi plus tard, je suis devenu champion de France cadet », poursuit Souleymane Cissokho.

– Je me suis ouvert à beaucoup de choses ».
Qu’en pensent ses parents ? Ils n’ont pas tout de suite « aimé » quand je leur ai dit, mais après ce premier titre, ils ont vu que ça commençait à devenir sérieux. Mon père ne voulait pas que je mette de côté mes études. Il m’a dit « tu peux continuer à boxer, mais je veux que tu continues à bien travailler à l’école ».

Souleymane Cissokho a réussi à concilier les deux et devrait bientôt terminer un Master 2 en droit du sport à la Sorbonne. Une orientation qu’il a choisie lorsqu’il est passé professionnel après Rio. « J’avais beaucoup de propositions. Je me lançais dans le business du sport… Je me suis inscrit à cette formation pour savoir comment sont gérés les contrats, tout ça pour ne pas me faire gruger.

« Le mémoire est presque terminé, mais j’ai pris un peu de recul car la carrière est en train de monter. Le diplôme sera comme un deuxième championnat du monde pour moi, après celui que je veux gagner en boxe », promet-il.

A 29 ans, Souleymane Cissokho ne se prive de rien. Comme lorsqu’il participe à un spectacle en septembre 2020 à la Seine Musicale, « La boxeuse amoureuse », créé par la danseuse étoile Marie-Agnès Gillot avec l’auteur de la chanson éponyme Arthur H.

« J’ai eu une pression comparable à celle que je peux avoir quand je monte sur le ring et quand à la fin le public nous a applaudi j’ai eu les larmes aux yeux. Bien sûr, je suis un boxeur, un ambassadeur de mon sport. Mais ce que je veux, c’est m’ouvrir à beaucoup de choses.

Cliquez pour commenter

Laisser un message

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Publicité

A VOIR

Plus d'infos Sport de Combat